Vacances Sarkozy facture

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On sait enfin qui a payé les vacances de Sarkozy.. et ça en dit long sur la confusion des genres.. Quand on pense que le général de Gaule payait lui-même ses repas du dimanche à l’Elysée… Comment appelle-t-on quelqu’un qui se vend ? Sarkozy aurait-il été contaminé par cette maladie qu’a sa femme cecilia ?


Vacances Sarkozy facture | 19 août 2007
D'autres trucs du même genre dans la ou les catégorie(s): Sarkoface, l'histoire d'un iznogoud des temps modernes, sarkozy, sarkozy 2012, Scandale


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Vacances Sarkozy facture

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p20070802/dossier/a351387-«on_va_jouer_les_kennedy».html

Cecilia a encore menacé une journaliste cet article ne lui a pas plu !!!!
D'après le site d'information Backchic.info Cécilia Sarkozy fit intervenir Nicolas Sarkozy auprès du fondateur du Nouvel Observateur Jean-Daniel.

http://www.bakchich.info/article1577.html


article nouvel obs
http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p20070802/dossier/a351387-«on_va_jouer_les_kennedy».html

La saga mouvementée de Mlle Ciganer
«On va jouer les Kennedy»
Entre rébellion et ambition, la petite fille choyée d'une grande famille espagnole et d'un Tsigane au grand coeur cherche un chemin vers la lumière. Son enfance, les hommes de sa vie, ses ruptures et ses fidélités: portrait-vérité d'une «first lady» atypique

Ce 6 mai 2007 est pour elle un cauchemar. Cécilia Sarkozy sait pourtant depuis des mois que la France va élire son mari. Comme d'habitude elle a tout prévu; et organisé une somptueuse fête au Fouquet's. Johnny, Jean Reno; Christian Clavier; Richard Virenque, Fabrice Santoro; les Bolloré; les Balkany, les Pinault... tous les amis sont là pour célébrer la victoire. Plus de vingt ans de lutte pour le pouvoir; vingt ans en tandem dans le soleil; les orages; l'aboutissement d'une vie. Mais Cécilia n'est pas là. On ne l'a pas vue de la journée. Elle n'a pas voté. Elle a laissé ses filles traverser Paris avec Nicolas sous les flashs et les caméras de télé. Derrière leur poste; les Français cherchent désespérément la première dame. Au Fouquet's; les invités eux aussi s'interrogent; ils écoutent, désolés, le nouveau président rendre hommage à Diane; la mère de son épouse. Nicolas est pendu au téléphone. Il supplie Cécilia d'arriver, les filles aussi s'y mettent, puis les copines, François Sarkozy; sa femme, et même Laeticia Hallyday... A la Concorde, les organisateurs sont sur les nerfs. A 22 h 30; Nicolas se résout à descendre seul les Champs-Elysées. Enfin; elle pousse la porte du Fouquet's. Pas maquillée; pas coiffée; Cécilia; d'ordinaire si soignée; semble sortir du lit. Le président l'embarque aussitôt rejoindre Enrico Macias et Faudel sur le podium de la Concorde. Mme Sarkozy apparaît enfin. Hagarde; livide; l'air complètement ailleurs. Sa main s'accroche à celle de Michèle Alliot-Marie. La France entière se demande si sa première dame tient debout.


Que s'est-il passé ce jour-là? Fatigue; dépression? L'éditorialiste Maureen Dowd; dans le «New York Times» croit savoir que la femme du président a choisi; en ce soir de victoire; le pull Lanvin avec lequel elle avait; un an plus tôt; fui en Amérique. Les rumeurs les plus folles courent. En réalité; toute la journée du 6 mai; Cécilia reste chez elle. Comme un parachutiste au bord du vide, elle se demande si elle va sauter. Assumer son rôle d'épouse; de femme de président. Mme Sarkozy tremble pour elle; pour ses enfants. First lady; «ça me rase», avait-elle avoué il y a deux ans. En l'observant cette nuit du 6 mai; on veut bien la croire; s'excuser même d'avoir cru si longtemps que Cécilia l'ambitieuse ne rêvait qu'à l'Elysée.

Et puis; dix jours plus tard; après l'escapade maltaise sur le yacht de Vincent Bolloré; Mme Sarkozy réapparaît. Majestueuse; lumineuse; en soie grège Prada, entourée de Louis; de ses filles, des fils de Nicolas... Le beau scénario de la famille recomposée fonctionne à merveille. Tout est de nouveau sous contrôle; Cécilia sourit; verse une larme. La presse du monde entier; emballée par cette France chic et moderne; salue la naissance d'une nouvelle Jackie Kennedy. Qui est vraiment la nouvelle first lady? Le fantôme de la Concorde ou l'actrice hollywoodienne de l'Elysée? Une Bovary des temps modernes; comme le pensent «les Inrocks », ou une ambassadrice de choc prête à embrasser les bonnes causes? Cécilia fascine; Cécilia inquiète; Cécilia sans cesse brouille les pistes. Portrait d'une tourmentée au coeur de l'Elysée.

ENFANT CHERIE
Sa mère lui a toujours prédit un destin extraordinaire. «Maman a tout de suite su qu'elle n'aurait pas une vie comme les autres», raconte un de ses frères. Sans doute parce que cette dame aux airs d'Ava Gardner ne peut imaginer être à l'origine d'une existence banale. Sa propre histoire est déjà un roman. On le sait; Teresita; qui se fait appeler Diane; est fille d'ambassadeur et petite-fille du célèbre compositeur Isaac Albéniz. Le père est mort; la mère gravement dépressive; elle est élevée par un tuteur à Madrid. A 17 ans; après la guerre; la jeune Espagnole passe ses vacances à Biarritz. Un soir, Diane rencontre André. Il est juif, sans le SOU; mais le ténébreux moustachu la transporte, il a traversé l'Europe à pied, voyagé au Venezuela avec Kessel, combattu dans la Résistance... C'est ce qu'il dit, personne ne connaît au juste son histoire. André parle peu, sur sa carte d'identité il aurait même donné une fausse date de naissance, 1905, au lieu de 1898, peut-être pour combler un peu les trente-cinq ans qui le séparent de sa belle. Cécilia a souvent présenté son père comme un Russe blanc. En réalité, André, qui s'appelait Aron, était tsigane, comme le signifie son nom «Ciganer». Sa famille, installée en Roumanie, a été massacrée dans les pogroms antisémites du début du siècle. Tout jeune, il aurait fui vers la Russie, avant de se réfugier en France puis en Amérique... A près de 50 ans, André le Tsigane pose ses valises auprès de la belle Teresita-Diane.

Cécilia est le fruit de ces deux personnages de légende. Dès le départ, elle aussi se distingue. Pour Mme Ciganer, qui croit fort au ciel, il y a des signes qui ne trompent pas. Elle accouche un 12 novembre (1957), le jour de naissance de sa soeur, morte quelques années plus tôt dans un accident de voiture. En hommage, la petite portera son prénom, Cécilia. André n'y croit pas, il a toujours rêvé d'une fille. A près de 60 ans, il perdait espoir, d'autant que Diane a failli le quitter pour un autre homme. Deux ans durant, elle l'a laissé seul avec ses garçons. Le secret restera longtemps gardé, les enfants ne le sauront qu'après la mort de leur mère, pour l'heure on n'en parle plus, Diane est revenue, Cécilia est là. Une fille, enfin, une petite boule brune qui, malgré une grave malformation cardiaque, s'accroche à la vie. Un miracle.

Cécilia, comme ses trois frères, est élevée par Julia, la fidèle nounou espagnole qui a bercé leur mère. Enfance austère mais heureuse rue Marbeuf, non loin de la boutique de fourrure des parents, située rue François- Ier puis place Beauvau, week-end dans le presbytère familial de Montchauvet, dans les Yvelines, vacances sur la côte basque ou au Touquet. L'enfant au coeur fragile est l'objet de toutes les attentions. «Papa et maman étaient fous d'elle», se souviennent les frères. Diane la rêve pianiste, comme Isaac. Les soeurs de Lübeck dans le 16e arrondissement se chargent d'en faire une jeune fille modèle. A 12 ans, après son opération du coeur, la petite, myope, un peu boulotte, se met àj pousser comme une fleur. Un mètre soixante-dix-huit, de longues jambes, un re- j gard clair de Cosaque... «Elle était à tomber par terre, se souvient une amie de Lübeck. Mais elle ne la ramenait pas.» La belle est mal dans sa peau, sa grande «carcasse» l'encombre. Elle la promène pourtant dans les rallyes, les soirées chics, au Polo Club de Deauville. Les études ne la passionnent pas, elle fait un peu de droit, travaille comme assistante parlementaire puis mannequin- cabine chez Schiaparelli...

Mlle Ciganer préfère chercher sa destinée auprès d'un homme. A 17 ans, déjà, elle a fugué avec le fils du patron du Fouquet's. Quelques années plus tard, elle tombe amoureuse d'un célèbre photographe de mode qui a vingt ans de plus qu'elle. Il la fait poser dans les fourrures de son père pour le «Vogue» américain, elle le suit à New York, à la Barbade, prend sa vie en main. «Cécilia fait partie de ces femmes faites pour pousser un homme en avant», explique l'ancien fiancé. Le mariage, prévu à l'abbaye de Royaumont, est annulé trois semaines avant la cérémonie. Quelques mois plus tard, Cécilia rappelle: «Je suis tombée amoureuse de l'homme le plus célèbre de France.» Jacques Martin, encore un beau parti qui pourrait être un père... Physiquement, d'ailleurs, il a quelque chose d'André. L'animateur séduit Mlle Ciganer, la fait rire, l'emmène dans les plus grands restaurants, à l'Opéra, au bout du monde... C'est lui qui sans compter aide ses parents. La boutique de la place Beauvau a fermée les droits d'auteur d'Isaac Albéniz sont tombés dans le domaine public, le vieil André a fait de mauvais placements immobiliers, les Ciganer sont sur la paille. «Cécilia, qui n'a jamais manqué de rien, a été traumatisée, souffle un proche. Elle a gardé de ces années-là un rapport compliqué à l'argent.» Avec Jacques, Cécilia ne manque de rien. Elle l'épouse, enceinte, le 10 août 1984. Tout le monde connaît la suite: Nicolas Sarkozy, chargé de célébrer le mariage, se dit ce jour- là: cette femme est pour moi!

ELLE ET LUI
Cécilia a 27 ans. Comme toujours, depuis sa naissance, la brune aux yeux clairs est au centre du monde. Le jeune maire de Neuilly-sur-Seine, pourtant marié et père de deux petits garçons, ne sait que faire pour lui plaire. Des fleurs, des appels, des mots doux... Mme Martin finit par céder. En 1988, six mois après la naissance de sa seconde fille, Jeanne-Marie, elle quitte le domicile conjugal. «Quand ça ne va plus, dit-elle,je prends mes poussins sous le bras.» Jacques, le clown triste, vide les bouteilles de whisky. Marie, l'épouse de Nicolas, qui quelques mois plus tôt était «la meilleure amie de Cécilia», la marraine de sa fille, s'effondre. Bernadette Chirac console. Tout Neuilly se passionne pour les aventures du maire et de celle qu'on appelle alors sa «putain». Il mettra plus d'un an à la rejoindre, sept années encore pour l'épouser. Nicolas est déchiré, mais il ne la lâche pas. Elle en bave: la femme, la mère, les enfants de Sarkozy la détestent. Cécilia, longtemps, ne fera rien pour se faire apprécier.

On la présente déjà comme une bête de pouvoir, c'est d'abord une assoiffée d'amour. Une bourgeoise qui, à 30 ans, croit encore aux contes de fées. Le jeune Sarkozy l'adore, promet qu'ils monteront ensemble les marches de l'Assemblée nationale, elle plonge. «Cécilia carbure à la passion», assure un de ceux qui la connaissent depuis l'enfance. «Quand elle aime, elle donne. Avec elle, c'est tout ou rien.» Cécilia joue tous les rôles, mère, amante, confidente. Elle est partout dans les réunions, les meetings, les séances de nuit au Palais- Bourbon. Elle gère les états d'âme de Nicolas, son appétit, son sommeil, ses cravates. «Je ne me posais pas de questions, dira-t-elle plus tard, j'étais sur mon vélo, je pédalais...» Comme sa mère, Diane, la jeune femme, ultraperfectionniste, organise des anniversaires à thème, des dîners somptueux. Cécilia parle peu. On la regarde comme une bête curieuse. Elle dit simplement: «A nous deux, on est un.» Et lui, les yeux brillants: «J'ai besoin d'elle.»

Tous ceux qui approchent les Sarkozy s'étonnent: «Ces deux- là sont fusionnels!» «Mais ce n'est pas toujours serein, prévient un fin connaisseur du couple. Nicolas et Cécilia marchent au rapport de force. Ils se tiennent, se cherchent, rivalisent. C'est comme ça qu'ils trouvent leur équilibre.» Bien sûr, «la patronne», comme l'appelle son mari, rêve parfois d'une autre vie. Elle y goûte après la défaite de Balladur en 1995, quand Nicolas «le traître» prend ses distances avec la politique. Les Sarkozy voyagent, se marient enfin, en 1996, font un enfant, Louis. Cécilia est heureuse, mais elle sait que l'accalmie ne durera pas. Elle a épousé un ogre politique, c'est son destin. Une «vie pas comme les autres», lui a toujours dit sa mère... Diane meurt en 1999, rassurée: Nicolas lui a promis qu'un jour il mènera sa fille chérie à Elysée.

La belle de Lübeck se met elle aussi à y croire. «On va jouer les Kennedy», plaisante-t-elle devant les amis. Cécilia peu à peu se prend au jeu. Pose devant les photographes, reçoit les caméras d'« Envoyé spécial» au ministère de l'Intérieur. «Au départ, elle redoutait cette médiatisation, se souvient un des collaborateurs du ministre, puis elle y a pris goût.» Les «Sarko» nous font tout partager, leurs balades en amoureux à pied, à vélo, à cheval, à Deauville, à La Baule... A Beauvau, aux côtés des policiers, des familles de victimes, «la patronne» se sent enfin exister. Elle se met à rêver d'une carrière à elle, envisage, en 2004, de se présenter sur la liste des Hauts-de-Seine aux régionales. Mais Nicolas déclare qu'elle préfère se consacrer à sa famille. Il la veut à ses cotes, la nomme - premier rôle officiel - chef de cabinet à l'UMP. En apparence, madame est heureuse. «J'ai toute ma légitimité», assure-t-elle alors. Mais elle sait bien qu'aux yeux de tous elle n'est rien qu'une «femme de». Les enfants ont grandi, Nicolas, tourmenté par l'affaire Clearstream, ne pense plus qu'à la présidentielle. A l'aube de la cinquantaine, après dix-huit ans de bons et loyaux services, l'épouse modèle doute. «J'ai l'impression, murmure-t-elle, d'avoir mis un oreiller sur toute une partie de ma vie.»

JE T'AIME, MOI NON PLUS
Comme sa mère Diane, Cécilia craque. Elle part et s'envole avec un publicitaire en Jordanie. Nicolas fonce à Roissy, mais c'est trop tard. Le 26 mai 2005, il déclare sur France 3 que sa famille, comme des milliers d'autres, connaît «des difficultés». Le couple paie sa surexposition médiatique. Les papa- razzis traquent Mme Sarkozy sur les terrasses de Cannes et de Paris. Elle ne se cache pas, confie à quelques journalistes de confiance qu'elle a passé dix-huit années merveilleuses, mais que c'est fini: elle est amoureuse.
Cécilia, la reine du contrôle, ne maîtrise plus rien. Elle qui d'habitude ne se confie jamais livre ses états d'âme à Valérie Domain, une journaliste de «Gala». Tout y est, son nouvel amour, Richard Attias, sa nouvelle vie à New York, et aussi sa peine de voir son mari la remplacer aussi vite par une journaliste du «Figaro». Elle a trop souffert des critiques, des infidélités, «bande de hyènes», dit-elle. A 47 ans, elle rêve de repartir de zéro. Les deux femmes se parlent longuement au téléphone, puis se rencontrent à Paris. Fin août, Cécilia et son amant font la couverture de «Paris Match». La biographie de Valérie Domain doit sortir à l'automne, mais soudain Cécilia se rétracte. Sarkozy se charge de faire interdire le manuscrit. Madame s'excuse par texto. Elle l'a toujours dit: attention, rien n'est joué. Le couple joue sans cesse l'eau et le feu. Malgré la distance, les mots violents, les menaces, ils ne se sont jamais vraiment séparés. Ils se parlent ou s'envoient chaque jour des messages. Quand Cécilia est à New York, Nicolas demande au consul qu'on vienne la chercher. Quand elle rentre tous les quinze jours à Paris pour voir son fils Louis, il l'emmène parfois dîner chez des amis... Début 2006, elle part avec l'enfant vivre à New York. Il va le chercher avec son garde du corps jusque dans sa classe, au lycée français, sous l'oeil de parents d'élèves ébahis. Louis, qui devait jouer un petit rôle pour la fête de fin d'année, est remplacé par le fils de Youri Djorkaeff. Cécilia revient, repart. Le mari s'accroche. «Il est fou d'elle, elle est la seule chose qui lui résiste, observe un de ses proches collaborateurs. Nicolas a mis autant d'énergie à la reconquérir qu'à conquérir le pouvoir.» Cécilia est avec son «éclairagiste», comme il l'appelle, il ne lui en veut pas. «Il s'en veut surtout de ne pas l'avoir assez protégée, explique sa biographe Catherine Nay. Sarko sait que sa femme reviendra.»

Il a raison. Comme sa mère Diane, Cécilia rentre. Trop de larmes, trop de casse, les entants ont trinqué, son sens du devoir reprend le dessus. Le 15 juin 2006, la journaliste Catherine Pégard, qui deviendra un an plus tard conseillère à Elysée, signe en couverture du «Point»: «l'amour retrouvé». Une semaine après, lors d'un voyage officiel en Guyane, sur le fleuve Maroni, Mme Sarkozy enlace de nouveau son mari devant les caméras de télé. Sa longue silhouette réapparaît place Beauvau. Comme avant, Cécilia organise un grand souper dehors, avec les membres du cabinet. Comme avant, Nicolas cherche sa main, son regard: «la patronne» est revenue. En apparence, rien n'a changé. Pourtant, «cette année de séparation a été un électrochoc, explique un de ses proches. La Cécilia de 2007 n'a rien à voir avec la Cécilia d'avant.»

FIRST LADY?
Mme Sarkozy a repris sa vie en main. Elle maigrit beaucoup, plus de 10 kilos, au prix de nuits fragiles et d'un régime de fer, une salade verte parfois au déjeuner, des séances de gym quotidiennes avec un coach. Elle fait le ménage autour d'elle, éloigne tous ceux qui, un moment, ont accueilli Nicolas et sa journaliste. Loin de sa vue les proches collaborateurs, Laurent Solly, Frédéric Lefebvre, Pierre Charon... Ecartés, les amis fidèles, les Chancel, les Bouygues, les Barbelivien; Didier ne chante plus à Cécilia des Moulins de mon coeur». «Je la comprends, souffle-t-il. Elle s'est sentie blessée. J'attends qu'elle revienne.» Il peut toujours courir, l'Espagnole est un puits d'orgueil. «Avec Cécilia, il n'y a pas de demi-mesure, se désole un autre ami répudié. On est pour ou contre elle...» Les journalistes qui l'ont côtoyée le savent. Mme Sarkozy officiellement ne parle pas, sauf à ceux qu'elle considère comme des «amis». Pour les autres, pas le droit d'approcher, encore moins de contacter, son entourage, sinon Mme Sar kozy prend peur, menace. Son mari, comme toujours, n'hésite pas à décrocher son téléphone: attention, prévient-il gentiment, Cécilia est vulnérable. Vingt ans en politique n'ont toujours pas forgé la cuirasse.

La Cécilia de 2007 se protège. Durant toute la campagne (voir l'article de Carole Barjon), Mme Sarkozy organise les meetings en coulisse, relie les discours, gère l'image de son mari... Philippe Warin reçoit des textes d'elle à 5 heures du matin. Le photographe de la «Star Ac» a rencontré Cécilia il y a trois ans pour le magazine «Questions de femmes». Depuis, il a gagné sa confiance parce qu'il l'a mise en valeur et, surtout, n'a vendu aucun cliché du couple durant les mois de tempête. Elle le nommera plus tard photographe officiel du président. En attendant, Mme Sarkozy demande à Warin de faire des images de Nicolas, mais elle ne souhaite surtout pas apparaître... Cécilia tient plus que tout à sa liberté. «C'est une héroïne de tragédie grecque, soupire un proche. Elle rêve d'être ailleurs mais ne peut pas ne pas être là.» «Gitane de Neuilly», comme l'appelle un membre de sa famille, elle veut tout: l'ombre et la lumière, les santiags et le yacht, la vie de bohème et les frissons du pouvoir. Cécilia apparaît puis disparaît, comme une gamine malicieuse, au volant de son Austin Mini pour déjeuner entre filles, emmener Louis à Euro Disney... Des rumeurs de divorce courent toujours.

Un mois avant le premier tour, madame demande à vivre seule. La fête, en cas de victoire, est prévue en Corse, patrie de la première femme de Sarkozy, l'île maudite pour Cécilia. On ne l'attend plus. Mais madame envoie ses copines, pour signifier qu'elle est toujours là. Comme au temps du collège, la belle s'est constitué une bande fidèle qui la couve et la protège. Pas n'importe qui, évidemment, des filles qui brillent: Agnès Cromback, la patronne de Tiffany, Dina Kawar, l'ambassadrice de Jordanie en France, et l'omniprésente Mathilde Agostinelli... Une ancienne de Lübeck comme elle, 37 ans, mariée à un as de la finance, et responsable de la com de Prada. Les deux femmes se sont rencontrées il y a trois ans au Bristol. Depuis, elles ne se quittent plus, s'appellent quatre fois par jour. Mathilde devient la doublure de Cécilia, c'est elle qui, le soir du débat télévisé avec Ségolène, est chargée de soutenir Nicolas. C'est elle qu'il appelle quand il veut le mode d'emploi. Cécilia réfléchit, doute. A tout moment, les copines savent qu'elle peut vaciller. Le 5 mai, Cécilia et Mathilde vont acheter une médaille miraculeuse à la chapelle de la rue du Bac, à Paris. Le 6, aux portes de l'Elysée, Cécilia ne sait toujours pas. Mathilde la réconforte. A 2 heures du matin, au lendemain la victoire, elle est invitée à Malte. Sur le yacht de Bolloré, alors que toute la presse s'inquiète des goûts de luxe de la première dame, Cécilia lui fait promettre: «Préviens-moi si on prend la grosse tête.» L'amie de Prada est toujours là, entre Cécilia et Nicolas, le jour de la passation des pouvoirs, à la Lanterne, à Saint-Trop, avec une autre fidèle, Rachida Dati, à Brégançon... «Là-bas, s'émerveille Mathilde, elle me fait penser à une Mde arie-Antoinette moderne, tout heureuse dans son Petit Trianon.»

Cécilia, elle, se sent sans doute plus proche de Diana. Une grande fille gâtée embarquée comme elle dans un destin hors du commun. Une timide devenue icône, condamnée à se réfugier dans les bonnes causes. Aux yeux du monde, Cécilia est déjà une image, la first lady glamour, indépendante et rebelle. Le «Vogue» américain rêve de l'avoir en couverture, «Elle» s'émerveille, d'après l'un de ses sondages 42% des Français la trouvent tellement moderne... Cécilia n'a plus le choix, elle est là, elle sera donc «parfaite». Elle l'est au G8, même pour seulement vingt-quatre heures, entre Bush et Poutine. Elle l'est, le 14 juillet, à la garden-party. Elle l'est encore, pour ses premiers pas en solo au chevet des infirmières bulgares. La première dame se cherche une place auprès des femmes qui souffrent. S'occuper des autres et ne plus penser à soi. Souvent, Cécilia la croyante quitte le Bristol et les copines pour se réfugier dans les églises. Là, loin du tumulte, sa mère Diane continue de lui parler: «Ne rien montrer, ma fille. Rester digne, jusqu'à la sépulture.»

Sophie des Deserts
Le Nouvel Observateur

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