Sarkozy et les bonus: du pipeau ou de la nullité ?

Sarkozy et les bonus: du pipeau ou de la nullité ?



Sarkozy_mensonge On sait depuis longtemps (et spécialement depuis 2007) que le sarkozy n'est pas très bon en économie réelle. A sa décharge, il n'a jamais travaillé et ce n'est pas dans les intrigues de salons de Neuilly sur Seine et autour du lit de douleurs d'un Jacques Chirac malade que celui qui voyait dans son éRection la dernière marche (et rien derrière) a pu prendre connaissance de la réalité concrète de l'économie.

On s'en est aperçu avec les débilités de la loi Tepa ou du bouclier fiscal, belles constructions intellectuelles de conseillers prêts à tout pour plaire mais aussi éloignés de la vie économique actuelle que des préoccupations des patrons ou des employés.

On l'a vu en écoutant sarkozy promettre à droite et à gauche de sauver des usines dans des endroits où les ouvriers trop crédules continuent d'attendre les miracles financiers de celui qui n'a fait augmenter que son propre pouvoir d'achat et son budget à l' Elysée.

Depuis hier, sarkozy a décrété que les bonus des traders seraient étalés sur 3 ou 4 ans et qu'il y aurait aussi des malus.

Les médias répètent tout ceci 15 fois mais aucun ne se demande concrètement comment cela va se passer.

Pourtant, les questions au sujet de ces malus-bonus sont si nombreuses que même sans réponses, elles montrent que cette mesure est au mieux du pipeau de communication et au pire une preuve supplémentaire de la nullité de sarkozy en économie.

1) Si le paiement des bonus est étalé, que se passera-t-il pour les gens qui changent d'emploi ou d'entreprise ? Perdront-ils la partie non payée ?  (Le paiement des bonus sur plusieurs années est déjà en place dans certaines banques et il y a déjà des procès comme par exemple chez Calyon où les gens touchent 15% de leur bonus sur les 3 ans suivant son attribution -5% par an- et où les gens qui se sont faits virés ou partent commencent à obtenir, par les tribunaux, le paiement des % non payés le jour où ils partent).

2) Si le calcul des malus se fait de manière étalée, que se passera-t-il pour les gens qui changent d'emploi ou d'entreprise ? Eviteront-ils le malus ou devront-ils payer le jour où celui-ci s'avèrera ?

3) Comment sera calculé la réussite ou pas d'une action d'un trader ? Un des problèmes de la crise financière est la complexité des produits financiers qui fait qu'on ne sait pas qui porte vraiment le risque. Comment dans ce cas pourra-t-on savoir qui a fait quoi et qui est responsable ?

4) Si un malus venait à prendre tout le bonus acquis, qu'est-ce qui empêchera un trader devenu fou de ne faire plus que des conneries pour couler complètement l'activité puisque de toutes façons il ne gagne rien ?

5) Prenons le cas d' HSBC, banque étrangère très implantée en france depuis le rachat du CCF. HSBC devra-t-il se plier à la loi française ou pas ? Si tel est le cas pour la salle des marchés ex CCF sur les Champs Elysées à Paris, rien n'obligera HSBC à suivre ceci à Londres.

6) Quand il y a risque de perte, il y a naissance d'un marché d'assurance. Si cette affaire compliquée de bonus-malus se met en place, il y aura un marché de l'assurance contre les risques de pertes qui se mettra en marche, gommant le risque pour les traders.

7) Comme les anglo-saxons ne mettront jamais en branle un tel système (tout d'abord parce qu'il est innapicable et ensuite parce qu'il est contraire à leurs "croyances"), ceci enverra tous les bons traders à la concurrence étrangère, baissant par là-même le niveau des banques françaises.

8) Si un trader fait une action au début positive et que celle-ci se révèle négative ensuite; il touche dans un premier temps un bonus puis risque un malus par exemple un an après.

Pourquoi ne pas créer donc alors un autre produit qui achète le produit défectueux, supprimant ainsi la perte de celui-ci pour reporter le malus .. en continuant ainsi jusqu'au jour où le produit est gagnant ou jusqu'au jour où le trader part de la société qui l'emploie ... Tout ceci créant une énorme bulle d'attente de produits potentiellement perdants, dans la grande tradition française de tout cacher sous le tapis...

Même pas besoin de beaucoup réfléchir pour créer cette cavalerie puisque les fonds d'investissement le font régulièrement en créant de nouveaux fonds qui rachètent les rossignols d'autres fonds afin que ceux-ci affichent de bons résultats et permettent d'attraper des gogos qui investiront...

9) Le calcul des bonus est différent dans chaque banque. Comment se fera donc l'uniformisation de ce système sur des bases différentes ?

10) Il est prévu qu'une partie de la rémunération des "traders" soit des "actions" de l'entreprise. Celle-ci donnera-t-elle donc des actions existantes ou fera-t-elle une émission. On imagine déjà l'impact de 200 millions d'euros (20% de 1 milliard) donnés en actions de BNP-Paribas à leurs traders ;-))))

Au bout de quelques temps, ceux-ci deviendraient d'ailleurs une force d'actionnaires non négligeable et susceptible de s'affranchir de ces règles en passant sous pavillon étranger ;-))

11) Cette partie de la rémunération des traders payée en actions, le sera au moment où le bonus est décidé ou au moment où cette partie est payée ? Dans tous les cas, le trader pourra, avec des options ou des warrants largement compenser le report de gain et même gagner + ;-)))

12) Même au cas improbable où le G20 déciderait d'appliquer les propositions du nain français, cela ne ferait que renforcer les zones off-shores, non représentées au G20 et donc gagnantes à tous les coups !

On attend toujours par ailleurs que sarkozy montre l'exemple avec son propre bonus .. puisque son entreprise ne va pas très bien ...

Autre hypothèse: sarkozy a proposé ceci sachant très bien que c'est innaplicable et que les banquiers le regardent et l'écoutent attentivement tout en pensant très fort (parle à mon c.. ma tête est malade ..) pour ENSUITE, quand tout ceci montrera ses limites, pouvoir faire le caliméro et désigner à la vindicte populaire les banques dans une réédition des racailles à nettoyer au kärcher avec dans les rôle des banlieues, les banques (et reprise du discours Le Pen sur les petits, les sans grades, les retraités à la pension de misère) ...


Sarkozy et les bonus: du pipeau ou de la nullité ? | 26 août 2009
D'autres trucs du même genre dans la ou les catégorie(s): De qui se moque-t-on ?, Economie, finances, Sarkoface, l'histoire d'un iznogoud des temps modernes, sarkozy, sarkozystes


Commentaires sur

Sarkozy et les bonus: du pipeau ou de la nullité ?

Vérifiez votre commentaire sur Sarkozy et les bonus: du pipeau ou de la nullité ?

Voir votre commentaire sur Sarkozy et les bonus: du pipeau ou de la nullité ?

Preview pas encore posté

en cours ..
Votre commentaire ne peut pas être posté
Votre commentaire a été posté Donnez votre avis sur ou posez votre question !

Le code de confirmation que vous avez saisi ne correspond pas. Merci de recommencer.

Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.

Difficile à lire? Voir un autre code.

En cours...

Donnez votre avis, commentez ou posez une question sur

Sarkozy et les bonus: du pipeau ou de la nullité ?

Cliquez dans les colonnes pour d'autres actualités, nouvelles du sport ou de la politique ou bêtises des nounours

« L' Iphone est-il une arme d' Al Qaeda ? | Accueil | Plus Belle La Vie: les beaux avec les beaux et les moches entre eux »